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Money, Happiness, and the Stock Market: Is Investing in Indexes Worth the Risk in 2026?

Money, Happiness, and the Stock Market: Is Investing in Indexes Worth the Risk in 2026?

2026-01-18 16:00:00

Récemment, deux spécialistes des marchés y sont allés d’une mise en garde inquiétante dans nos pages. Faisons le point.

Publié hier à

« Un investisseur qui achète l’indice doit réaliser qu’il prend plus de risques qu’historiquement en raison des évaluations et de la composition des indices », a noté Philippe Le Blanc, chef des placements de la firme de gestion Cote 100.

Daniel Ouellet, gestionnaire de portefeuille au Groupe Ouellet Bolduc, voyait le même danger. « Dans un environnement cher comme aujourd’hui, il faut faire attention de ne pas acheter les indices les yeux fermés », a-t-il confié à mon collègue Richard Dufour.

En tant que gars qui achète les indices les yeux fermés depuis 14 ans déjà, ces avertissements ont attiré mon attention. Est-ce que je serais un casse-cou qui s’ignore ?

Bref, est-ce vrai qu’acheter les indices est plus risqué en 2026 ?

Marchés à des sommets

Juste pour que tout le monde comprenne : quand on parle d’acheter l’indice, on parle d’acheter un fonds qui reproduit un marché boursier donné.

Dans le cas du marché canadien, il s’agit des fonds qui reproduisent l’indice principal de la Bourse de Toronto, le S&P/TSX. Pour le marché américain, il s’agit de l’indice du S&P 500.

Ces fonds indiciels sont simples, faciles à détenir et offrent les rendements du marché, qui sont excellents depuis plusieurs années. Ils sont aussi peu coûteux : on parle de frais annuels de moins de 0,10 % de la somme sous gestion, contre souvent 1 % ou même 2 % de la somme sous gestion pour les fonds gérés activement.

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Or, voilà : les marchés boursiers sont à des sommets en 2026. En plus, le S&P 500 est fortement concentré dans les 7 magnifiques (Google, Meta, Amazon, etc.). À elles seules, les 7 magnifiques accaparent désormais 35 % de la valeur du marché américain.

Est-on arrivé à la limite de l’investissement indiciel ?

En fait, la recherche nous enseigne que la situation est nettement moins préoccupante qu’il n’y paraît.

Marchés concentrés, marchés payants

Sans entrer dans les détails, c’est vrai de dire que le marché boursier américain est cher en 2026. Or, ce n’est pas nouveau.

Le marché américain était cher aussi il y a cinq ans. Mais l’investisseur qui a largué le S&P 500 en 2021 a laissé filer beaucoup de croissance. Le marché américain est en hausse de près de 100 % depuis : la valeur d’un placement dans le S&P 500 a doublé ! Un marché « cher » peut rester cher longtemps.

Toutefois, la recherche nous dit que les marchés chers ont tendance à donner des rendements futurs moins généreux – mais en moyenne positifs. Et donc qu’il est logique de diminuer nos attentes.

Ensuite, est-ce qu’un marché concentré à 35 % dans une poignée d’entreprises gigantesques est hors norme ?

C’est ce que les chercheurs Kee-Hong Bae, Warren Bailey et Jisok Kang ont voulu savoir. Dans une étude publiée dans le Journal of Financial Economics en 2021, ils ont étudié 47 marchés boursiers entre 1989 et 2011. Ils ont noté que les 10 plus grandes entreprises de ces marchés représentaient en moyenne 48 % de leur valorisation boursière.

Benjamin Felix, gestionnaire de portefeuille et directeur des investissements chez PWL Capital, a récemment calculé que les 7 plus grandes entreprises des 10 plus gros marchés boursiers du monde, excluant les États-Unis, représentaient 41 % de la valeur de leur indice respectif en moyenne entre novembre 2015 et novembre 2025. Le marché le plus concentré était la Suisse, avec plus de 60 % de la capitalisation boursière dans seulement 7 entreprises gigantesques.

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Or, de 2015 à 2025, le rendement des 10 marchés étudiés a été de 8,44 % par année en moyenne. Comme quoi la concentration n’a pas rendu les investisseurs trop malheureux.

Diversifier pour mieux dormir

La recette pour faire diminuer le risque en finance est connue depuis longtemps : ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Justement, les indices nous aident à accomplir cette tâche.

L’investisseur qui achète les indices du Canada, des États-Unis, des pays développés et des pays émergents détient des milliers d’entreprises dans des secteurs aussi variés que la technologie, la santé, les assurances, la vente au détail, la production de matières premières, etc. Il fait diminuer le risque présent dans chacun des marchés, sans pour autant réduire ses rendements attendus.

Comme le disait Harry Markowitz, lauréat du prix Nobel d’économie en 1990 : « La diversification est le seul avantage gratuit en investissement. »

La façon la plus pratique de le faire est d’acheter un fonds négocié en Bourse (FNB) tout-en-un. Offerts par des firmes comme BMO, CIBC, TD, Vanguard et iShares, ces fonds indiciels sont diversifiés internationalement, et sont rééquilibrés automatiquement.

Des FNB tout-en-un incluent aussi des obligations, et conviennent aux investisseurs plus prudents qui craignent les chutes du marché. Ce point est crucial, car beaucoup l’ignorent : ce n’est pas parce qu’on est un investisseur indiciel qu’on a un portefeuille constitué à 100 % d’actions. J’estime que moins de 5 % des investisseurs ont l’estomac assez solide et la patience nécessaire pour avoir un portefeuille uniquement constitué d’actions, qui sera très volatil.

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Les FNB tout-en-un facturent des frais de gestion allant jusqu’à 0,24 % par année. Ça demeure une véritable aubaine dans une industrie qui excelle à construire des portefeuilles inutilement complexes pour créer une illusion de sophistication et justifier des frais élevés.

Autre bonne nouvelle : les portefeuilles indiciels battent la plupart des gestionnaires de portefeuille.

Un exemple : pas moins de 88,7 % des gestionnaires de fonds d’actions canadiennes ont sous-performé leur indice de référence en 2024, selon la firme S&P Global. Cela se rapproche de la moyenne de sous-performance à long terme, qui est de 9 sur 10.

Comme quoi le marché a souvent le don de surprendre ses adeptes les plus attentifs.

Dans son testament, l’investisseur milliardaire Warren Buffett a d’ailleurs demandé que 90 % de l’argent destiné à sa femme soit investi dans un fonds indiciel Vanguard qui suit le S&P 500.

Warren Buffett va littéralement acheter l’indice les yeux fermés. Difficile de faire plus confiance aux indices que ça.

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