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Self-Checkout Kiosks: A Growing Frustration for Shoppers

Self-Checkout Kiosks: A Growing Frustration for Shoppers

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2026-01-18 12:56:00

La pire invention des dernières années est sans contredit la caisse libre-service. Quelle source de frustration !

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D’abord, peut-on demander aux commerces de fermer le volume de ces machines ? Pauvres employés qui doivent subir à longueur de journée des voix robotisées qui disent bonjour, puis le prix de chaque article. Je deviendrais fou à leur place.

Comme je deviendrais fou d’être la pauvre personne qui a le rôle d’intervenir chaque fois qu’une caisse gèle. On met trop rapidement un article dans le sac : gyrophare ! On passe de la bière : gyrophare ! On omet d’indiquer le rabais sur un produit : gyrophare !

Et malheur à celui qui a pris une tomate sans étiquette. Quelle tomate choisir parmi les huit variétés sur le tableau de bord ? La semaine dernière, j’ai interpellé le surveillant cinq fois. Nous avons été à un cheveu d’aller prendre un café ensemble.

Attendez, ce n’est pas terminé. Une fois tous les articles numérisés, on doit répondre à un questionnaire digne du bureau des passeports. Voulez-vous faire un don ? Avez-vous une carte de fidélisation ? Voulez-vous de l’essence ou des timbres ? Combien de sacs utilisez-vous ? Voulez-vous adhérer à notre carte de crédit ? Quel est le mode de paiement ?

Exaspéré, on déguerpit, la facture entre les dents, laissant derrière soi la voix robotisée qui demande de dire comment on a apprécié le service. Ça, j’avoue, c’est le comble de l’expérience.

Bref, censées être une révolution, les caisses automatiques sont inefficaces et encourageraient le vol à l’étalage, selon plusieurs spécialistes. Et vous savez pourquoi les consommateurs volent la plupart du temps ? Parce qu’ils n’arrivent pas à numériser un article. D’autres le font consciemment. Certains futés connaissent tellement bien les codes qu’ils entrent ceux d’un produit moins cher au poids.

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Alors, dites-moi : à qui profite cette technologie ? Aux consommateurs qui ne voient aucune diminution de prix sur leur facture ou aux propriétaires d’enseignes qui essuient des pertes liées aux vols ?

Il ne faut donc pas être surpris de voir des chaînes abandonner ce système, déjà désuet face aux puces RFID (radio-identification). Plusieurs médias ont rapporté la chose au cours des derniers mois. Minuscules, elles permettent de placer tous les articles choisis dans un bac et de faire la transaction très rapidement. De grandes enseignes les utilisent déjà chez nous.

Très bientôt, nous n’aurons qu’à choisir les choses qui nous conviennent, les mettre dans notre sac et quitter le magasin. Le montant sera automatiquement facturé sur notre compte ou notre carte de crédit.

On pourra ainsi biffer le métier de caissier de notre liste de tâches. Pensez-y ! Au cours des dernières années, on a fait de nous des pompistes, des guichetiers de banque, des agents de voyages, des bibliothécaires, des employés de cliniques médicales, des agents de compagnies aériennes, et j’en passe. Qui sait, on nous demandera peut-être un jour d’éteindre nos incendies et de pratiquer des opérations cardiaques sur nos grands-parents.

J’ai hésité avant de vous parler de ce sujet. Je me suis dit qu’il y avait tant de choses plus importantes que cela en ce moment. Puis, j’ai compris que je faisais erreur. Ce « petit sujet » mérite qu’on s’interroge à propos de lui.

Durement éprouvés par le climat ambiant malsain, nous avons de plus en plus de mal à supporter ces inconvénients que le quotidien nous impose. On dirait que la frustration qu’ils engendrent est quintuplée. Ces expériences deviennent un symbole de l’abrutissement que la vie moderne nous inflige.

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Autant j’ai longtemps répété que les nouvelles technologies étaient bénéfiques et facilitaient notre vie, autant leurs limites et leurs fausses promesses m’exaspèrent.

« L’homme est lent, peu rigoureux et très intuitif. L’ordinateur est super rapide, très rigoureux et complètement con. » Cette phrase est du grand informaticien français Gérard Berry. Si lui-même le dit…

Mais surtout, j’en veux à ces technologies de nous séparer, nous, les êtres humains, de nous priver d’échanges, futiles ou profonds, qui sont essentiels à notre équilibre. Récemment, j’ai délibérément fait le choix de ne pas aller à une caisse libre-service de mon épicerie et de me diriger vers une caissière en chair et en os. Et forte en gueule.

Tout en numérisant mes articles avec une impressionnante aisance (4060 pour le brocoli, 4019 pour les pommes McIntosh, 4610 pour l’ail, etc.), elle m’a parlé. Oui, elle m’a parlé.

« Il est bon, ce jus ? C’est nouveau. Je veux l’essayer ! » Puis, on a échangé sur la tempête de neige qui s’en venait avant de citer Robert Charlebois qui se demande comment serait notre vie si Jacques Cartier avait « navigué à l’envers de l’hiver ». Quel navet, ce Cartier !

Je l’ai quittée avec mes deux sacs et je me suis senti bien. Un contact humain en libre-service, c’est ce que je veux en ce moment.

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