2026-01-20 21:44:00
Ce n’est pas d’hier qu’un grand nombre de voyageurs tombent malades lors de leur séjour à l’hôtel Viva V Samana by Wyndham en République dominicaine, alors que la situation perdure depuis plusieurs mois.
C’est du moins ce qu’affirment plus d’une vingtaine de Québécois ayant séjourné à cet hôtel situé dans la péninsule de Samana, au nord de l’île caribéenne, depuis la dernière année.
Certains récits d’horreur remontent au début de l’année 2025.
Chaque fois, l’histoire est sensiblement la même. Des voyageurs sont victimes de vomissements, de diarrhées, de fièvre, de douleurs musculaires et, dans les pires cas, ils doivent être branchés à un soluté pour freiner la déshydratation.
Qui plus est, plusieurs voyageurs affirment que sur place, la représentante d’Air Transat fait mention de «l’épidémie» qui perdure depuis «plusieurs mois» aux touristes fraîchement arrivés.
Au début du mois de novembre, 15 personnes sur un groupe de 19 sont tombées malades, raconte l’une des personnes touchées, Chantale Giroux, de Sherbrooke.
Chantale Giroux, de Sherbrooke, a séjourné à l’hôtel Viva V Samana de Wyndham en novembre dernier. Elle s’y rendait avec un groupe de sportifs pour s’entraîner. Mais elle est finalement tombée malade quelques jours après son arrivée, comme la plupart des personnes de son groupe.
Photo fournie par Chantale Giroux
«On allait là-bas pour s’entraîner, mais tous les jours, une ou deux personnes tombaient malades. Il y avait clairement un virus sur place», dit-elle, tout en déplorant qu’elle n’ait pas été prise au sérieux par le personnel de l’hôtel lorsqu’elle a fait mention de la situation.
Le scénario semblait le même un mois auparavant. «On se paie une semaine de vacances et on ne peut pas s’éloigner de la chambre, puisqu’on a des symptômes», raconte Julie Bélanger, d’Ottawa, qui y était en octobre dernier. Elle et son conjoint sont tombés malades quelques jours après leur arrivée.
Réchauds déficients
Plusieurs touristes pointent du doigt la température des aliments et le fait que le buffet est situé à l’extérieur, à aire ouverte. D’autres suspectent la présence d’un virus.
«Ce qui doit être chaud est froid et ce qui doit être froid est chaud», critique Hélène St-Yves, de Saint-Jérôme. Elle a séjourné au Viva V Samana à la fin du mois de novembre. Elle et son conjoint, dans la cinquantaine, y ont passé quelques jours après leur arrivée.
Une fois revenue au bercail, de nombreux voyageurs affirment avoir porté plainte Sunwing, Transat ou Air Canada. Des plaintes qui sont toutefois demeurées lettre morte.
Virus
Joint par Le Journal, le directeur adjoint de l’hôtel, Francisco Garcia, a nié la présence d’un problème généralisé pour expliquer le grand nombre de touristes malades, en ajoutant qu’il ne s’agit que «de cas minimes».
«C’est un virus qui circule dans toute la région de Las Terrenas [dans Samana], ce n’est pas quelque chose qui se limite à ici», indique-t-il au bout du fil.
Clients relogés
Pour sa part, Air Transat confirme avoir contacté les voyageurs ayant un séjour «imminent» au Viva V Samana by Wyndham, afin de leur permettre de modifier leur réservation.
Le directeur des communications d’Air Transat, Bernard Côté, affirme que l’entreprise suit la situation de près, précisant que les «récentes informations reçues font état d’une baisse marquée des clients Transat affectés».
De leur côté, ni Air Canada ni Sunwing n’avaient répondu aux demandes du Journal mardi après-midi.
Ce qu’ils ont dit
«Tout de suite dans l’autobus à notre arrivée, la représentante Air Transat nous a mentionné qu’il y avait une épidémie de gastro à l’hôtel. Elle a dit: “Vous allez l’avoir, vous allez être malades 24 à 48 h, mais après, ce sera fini.” La réaction des gens… on n’en revenait pas.» — Claudette Jolicoeur, de Québec, qui a voyagé au Viva V Samana au début de janvier 2026
«Il y en avait qui avaient des solutés, ça vomissait sur la plage.» — Geneviève Caron, de Montréal, qui a voyagé au Viva V Samana à la mi-décembre 2025
«L’agente Transat [à l’hôtel] nous a mentionné qu’il y avait une épidémie depuis plusieurs mois et a jeté le blâme sur les touristes qui arrivent déjà malades. Mais si c’était le cas, tous les hôtels dans le Sud seraient pris avec de tels problèmes!» — Émilie Gaumond, de Repentigny, qui a voyagé au Viva V Samana à la mi-janvier 2026










