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French Farmers Threaten New Protests Over Dissatisfaction

French Farmers Threaten New Protests Over Dissatisfaction

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2026-01-10 11:28:00

Publié


Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

L’accord sur le Mercosur a été voté par une majorité des États-membres à Bruxelles, jeudi 8 janvier, sans la signature de la France. Il crée une nouvelle zone de libre-échange basée sur 700 millions de consommateurs. Un accord qui inquiète et suscite toujours la colère des agriculteurs français.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Une opération escargot a été organisée dans la matinée du vendredi 9 janvier sur le périphérique parisien, avec un message : stop au Mercosur. À 500 km de là, à Strasbourg (Bas-Rhin), une cinquantaine de tracteurs ont bloqué la route, s’opposant également à l’accord de libre-échange. “Qu’est-ce qu’on crée ? La fin de l’agriculture française. Ils vont importer plein de produits étrangers qui ne respectent pas les mêmes normes que nous”, déplore Marie-Paule Boehler, agricultrice.

Le texte a bien été adopté dans la matinée, malgré l’opposition de la France. Alors que prévoit l’accord ? Désormais, les pays du Mercosur pourront envoyer dans l’Union européenne 99 000 tonnes de viande bovine sur six ans avec peu de droits de douane. Pour la volaille, ce sera 180 000 tonnes sur cinq ans.

Les éleveurs français sont inquiets mais d’autres filières, comme la viticulture, y voient une opportunité : plus aucun droit de douane sur les bouteilles. “Il y a des sous là-bas. Et n’oubliez pas que les prix des Côtes-du-Rhône peuvent être plus que compétitifs, même les entrées de gamme pour aller vendre sur ces marchés“, a commenté Michel Chapoutier, viticulteur à Tain-l’Hermitage (Drôme), sur ICI Drôme-Ardèche.

Mais ceux qui se félicitent de l’accord sont peu nombreux. Sur un blocage de l’A64 près de Toulouse (Haute-Garonne), des agriculteurs ont suivi attentivement les annonces de la ministre de l’Agriculture dans la soirée. Quelques mesures, comme le doublement du fonds pour les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire, mais pas de quoi calmer la grogne. “On lèvera pas le camp. Là, il faut retourner la table, retourner tout ça. Et ça ne sert à rien, ce qu’elle annoncera”, prévient William Blanchet, céréalier à Saint-Gaudens (Haure-Garonne).

Ces agriculteurs l’assurent, ils resteront mobilisés sur ce barrage. De nouvelles actions sont prévues partout en France les prochains jours.

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