Green Party Members Suspended Ahead of Local Elections Over Socialist Support

2026-01-16 18:06:00

À Montpellier, Jean-Louis Roumegas, le député EELV a constitué sa liste. Plusieurs membres du parti ont préféré rester dans la majorité du maire sortant PS, Michaël Delafosse. Ils ont été temporairement exclus de la formation écologiste. Une situation qui illustre la division au sein des Verts à l’approche des municipales de 2026. On vous explique la situation.

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Rien ne va plus chez les Verts ! Même si la banderole des soutiens de campagne de Michaël Delafosse, le maire (PS) sortant de Montpellier, affiche un rassemblement de la gauche et des écologistes, il n’y aura pas de membre Europe Écologie Les Verts (EELV) sur cette liste.

Ces derniers ont préféré soutenir le maire socialiste. Résultat : ils tous ont été exclus du parti il y a quelques jours, et pour trois mois. “Je considère cette décision injuste, au vu de mes vingt-cinq ans de militantisme, même au sein de la majorité municipale, estime Marie Massart, représentante du groupe Les Écologistes pour Montpellier. Je considère que je n’ai pas démérité. J’ai suivi cette ligne. Je reste écologiste dans l’âme, dans mes convictions. Il n’est pas question pour moi d’aller ailleurs. Moi, mes convictions n’ont pas changé.”

Marie Massart, représentante du groupe, les Écologistes pour Montpellier, considère son exclusion du parti injuste, le 14 janvier 2026.

© Nicolas Chatail, France Télévisions

Les désaccords entre Verts ne datent pas d’hier. Déjà aux municipales de 2020, Jean-Louis Roumégas, l’actuelle tête de liste d’EELV, avait constitué une liste dissidente face à Coralie Mantion, son actuelle colistière. “C’est tout un historique qui est vraiment d’une médiocrité absolue. Moi, je pense que ce qu’il se passe dans toutes les grandes villes de France, toutes les grandes métropoles, c’est grâce aux membres de la gauche écologiste. Ça doit se faire à Montpellier. Dans tous les cas, ça se fera avec les électeurs, c’est ça le plus important”, considère Manu Reynaud, représentant du groupe Les Écologistes pour Montpellier, lui-même définitivement exclu du parti.

Manu Reynaud, souhaiterait que, comme dans d’autres grandes villes françaises, les Verts soient au pouvoir, le 14 janvier 2026.

© Nicolas Chatail, France Télévisions

Déçue par la politique écologiste de Michaël Delafosse, en 2020, Coralie Mantion, ancienne vice-présidente de la métropole de Montpellier, est passée dans l’opposition. Elle figure aujourd’hui sur la liste Europe Écologie les Verts, aux côtés du député Jean-Louis Roumégas.

Michaël Delafosse crée la confusion, en faisant croire qu’il est soutenu par les écologistes, c’est complètement malhonnête.

Coralie Mantion

Colistière EELV pour les municipales 2026 à Montpellier

“On ne peut pas se prévaloir d’être écologiste en construisant un incinérateur qui va mettre à mal la santé des Montpelliérains dans le quartier des Grisettes, ou de continuer de grignoter les terres agricoles et se revendiquer des écologistes, c’est antinomique, c’est inacceptable”, s’indigne Coralie Mantion.

Pour l’heure, le maire sortant Michaël Delafosse n’a pas confirmé sa candidature. Mais, il se place déjà en tête des sondages avec 38% des intentions de vote, contre 7% pour Europe Écologie Les Verts, selon une étude Harris Interactive pour le Printemps montpelliérain réalisée du 5 au 15 décembre 2025.

Écrit avec Coralie Pierre et Nicolas Chatail

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