>The Montreal Canadiens’ 1950s Dynasty: A Legacy of Shared Memories

2026-01-26 13:00:00

La grande famille du Canadien de Montréal a récemment perdu l’un de ses doyens en la personne de Phil Goyette, partie importante de la dynastie des années 1950 du Tricolore.

Publié à

Matthew Vachon

Le Nouvelliste

Signe que les années passent et que les souvenirs s’envolent, il ne reste désormais plus qu’un seul survivant de cette époque légendaire où Maurice Richard et ses compagnons soulevaient la Coupe Stanley dans les rues de Montréal : le Shawiniganais André Pronovost.

Toujours dans une santé remarquable à 89 ans et avec une mémoire qui ferait l’envie même des plus jeunes, André Pronovost se rappelle en détail ces moments marquants de sa vie. Quand on lui en parle, on peut revoir dans ses yeux l’étincelle qui l’a mené jusqu’à une carrière de 556 matchs dans la Ligue nationale de hockey (LNH), un total que son petit-fils Anthony Mantha s’apprête à dépasser, d’ailleurs.

Ses souvenirs, cependant, il ne peut plus les aborder avec ceux qui étaient là à ses côtés, puisqu’en à peine un peu plus d’un an, il a vu Goyette, Marcel Bonin et Don Marshall s’éteindre. Ils formaient avec lui le dernier quatuor de survivants de cette dynastie.

« Je n’ai plus personne avec qui jaser de ça. Il y a bien sûr des plus jeunes qui ont gagné la Coupe Stanley avec le Canadien, comme Léon Rochefort, mais le décès de Phil, ça fait un gros vide. On en vient à se demander quand c’est son tour », a raconté Pronovost.

« Ça fait en sorte que je replonge dans mes portraits que j’ai de cette époque. Je repense à ça, à ces conquêtes de la Coupe Stanley. Je me rappelle ces souvenirs. Je n’ai pas d’autre chose que ça. »

Le petit gars de la Baie-de-Shawinigan le dit souvent : il a été privilégié d’expérimenter tout ça, mais il a travaillé pour y parvenir.

« J’ai mentionné à plusieurs reprises comment j’ai été chanceux d’arriver au bon moment pour vivre tout ça. Nous avons appris des plus vieux comment faire partie de cette équipe. Tu peux souffrir un peu pour faire ta place, évidemment. Il fallait travailler et on se faisait pousser dans le derrière pour garder notre place. »

Jouer avec Maurice Richard, sans oublier Gordie Howe à Detroit, Doug Harvey, le meilleur défenseur de l’époque, et Jacques Plante, c’était comme un rêve.

André Pronovost

La relation qui unissait André Pronovost à Phil Goyette, elle allait au-delà de l’aspect strictement hockey. Quand Pronovost a quitté sa Mauricie natale à la veille de la saison 1953-1954 pour s’aligner avec le Canadien junior de Montréal, Goyette a été son premier capitaine.

Dès les premiers instants de ce camp de 1953, Goyette avait demandé à l’entraîneur Sam Pollock, futur directeur général du grand club, de lui donner le fougueux « kid » sur son trio.

La « Kid Line »

Pronovost avait ensuite rapidement grimpé les rangs dans l’organigramme du Canadien du directeur général Frank J. Selke, ce qui lui avait valu un poste de permanent avec le Tricolore dès l’automne 1956. Quelques mois plus tard, soit en février 1957, Goyette allait à son tour s’emparer d’un casier permanent au Forum.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

André Pronovost (en haut à droite) pose avec la Coupe Stanley et ses coéquipiers Jean-Guy Talbot (en bas à gauche), Dollard St-Laurent (en haut à gauche), Marcel Bonin (au centre) et Phil Goyette (en bas à droite) en 1958.

Dès le rappel de Goyette, l’entraîneur-chef Toe Blake est allé auprès de Pronovost afin de voir s’il était partant pour renouer avec Goyette au sein d’un même trio, cette fois dans la LNH et avec Claude Provost sur l’aile droite.

En un entraînement, la « Kid Line » était née et elle allait être une unité qui, dans l’ombre de celles composées par Maurice Richard, Henri Richard et Dickie Moore ainsi que Bert Olmstead, Jean Béliveau et Bernard Geoffrion, rendrait de précieux services au Canadien.

« Comme j’étais appelé le Kid par Doug Harvey, c’est pas mal venu de là, le surnom de la Kid Line pour notre trio. Nous étions trois jeunes sur la même unité. […] Au cours de la saison 1957-1958, quand Richard, Béliveau et Geoffrion ont été blessés, nous avons joué beaucoup et prouvé notre importance. »

Nous avions une bonne relation tous les trois alors que nous étions toujours ensemble sur la route. Nous allions à l’église ensemble également.

André Pronovost

Les années ont passé et la Kid Line a été au cœur de quatre des cinq conquêtes de cette dynastie du Canadien. Elle a ensuite été brisée quand Selke a envoyé Pronovost aux Bruins de Boston en retour de Jean-Guy Gendron. Plus tard, ce fut ensuite au tour de Goyette, en compagnie de Marshall et de Plante, d’être échangé, cette fois aux Rangers de New York.

Une fois que Pronovost et Goyette ont eu accroché leurs patins, ils sont demeurés en contact au fil des années ici et là. Le temps aura cependant manqué pour une ultime réunion entre ces deux hommes.

« Il a réellement été une bonne influence pour moi. »

Leave a Comment