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U.S. Streamlines Deep Seabed Mining Permits in International Waters

U.S. Streamlines Deep Seabed Mining Permits in International Waters

2026-01-21 00:51:00

Sous l’impulsion de Donald Trump, l’administration américaine a publié, mardi 20 janvier, une procédure accélérée visant à accélérer l’extraction minière dans les eaux internationales, une étape qui rapproche encore les Etats-Unis d’un lancement unilatéral de cette industrie controversée.

Le document de 113 pages établi par l’agence américaine d’observation atmosphérique et océanique (NOAA) regroupe en une seule procédure ce qui était jusque-là un processus d’autorisation en deux étapes : une première pour l’exploration, une autre pour l’exploitation commerciale.

Cette nouvelle réglementation fait suite aux instructions données en avril par Donald Trump à son administration d’accélérer la délivrance de permis pour l’extraction minière sous-marine, y compris en dehors des eaux américaines.

En vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (Unclos), l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) est chargée de gérer les fonds marins dans les eaux internationales et les ressources minérales qu’ils contiennent. Mais le président américain profite du fait que les Etats-Unis ne sont membres ni de l’un ni de l’autre.

Ecosystèmes parmi les plus méconnus

« Au cours des dernières décennies, les capacités technologiques en matière d’exploitation minière des fonds marins se sont considérablement améliorées et l’industrie a obtenu une quantité substantielle d’informations grâce aux activités d’exploration sous-marine », justifie l’administration américaine.

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« En délivrant des permis de manière simultanée, ils s’engagent dans une exploitation sans disposer des informations nécessaires pour en évaluer les impacts », estime auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Emily Jeffers, avocate du Centre pour la diversité biologique, en rappelant que les fonds marins demeurent parmi les écosystèmes les plus méconnus de la planète.

Après l’annonce de Donald Trump au printemps, l’entreprise canadienne The Metals Company (TMC) a décidé de court-circuiter l’organisation onusienne en déposant par l’intermédiaire de sa filiale américaine la première demande de permis d’extraction commerciale en haute mer.

L’AIFM lui a adressé un avertissement voilé en juillet en mettant en garde ceux qui voudraient exploiter les minerais en haute mer hors du droit international.

Risques environnementaux

Les fonds marins sont convoités pour leur richesse en minéraux très demandés pour les véhicules électriques, les smartphones et ordinateurs portables, ou encore les panneaux solaires.

De vastes zones de l’océan Pacifique sont recouvertes de nodules polymétalliques, des sortes de galets de la taille d’une pomme de terre, riches en cobalt, cuivre, nickel, manganèse et terres rares, des métaux aux propriétés magnétiques très prisées.

Mais les scientifiques s’inquiètent des risques environnementaux liés à l’exploitation minière, comme la libération de métaux lourds par exemple.

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Près d’une quarantaine de pays – sur 169 membres de l’AIFM – plaident pour un moratoire. En juin dernier, le président français, Emmanuel Macron, avait qualifié de « folie de lancer une action économique prédatrice qui va bousculer des grands fonds marins (…) quand nous n’y connaissons rien ! ».

Aucune extraction minière commerciale n’a encore eu lieu dans les fonds marins, aux Etats-Unis ou ailleurs.

Le Monde avec AFP

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